07 février 2010
1- UN RÊVE QUI PREND FORME
Avant tout, bienvenue et merci de venir faire un tour sur ce blog. Les articles se suivent par ordre chronologique ascendant. Pour consulter différemment , choisir dans la rubrique DERNIERS MESSAGES ou dans le calendrier. pfx.
nb: Vous avez la possibilité de laisser un petit message à la fin d'un article . Ça encourage et fait énormément plaisir.
Ça y est, les billets sont pris et tout démarre.
Départ le 9 Mars 2010 à 15h05 (Paris Charles De
Gaulle) via Kathmandou et pour un
mois ![]()
Au programme, entre-autres:
- Annapurnas, le grand
tour en 17 jours.
"Trekking au Népal demandant
une bonne pratique du trekking et une très bonne aptitude physique.
Un des plus beau Trek du Népal qui permet d'admirer l'ensemble des
hauts sommets des Annapurnas, dont huit sommets de plus de 8000m de
la chaîne himalayenne. Un trek qui part de régions à végétation
tropicale pour rejoindre les hautes vallées. Une grande variété de
paysages et panorama. Altitude maxi 5415m au col de THORANG
PASS."
Un trek des plus mythiques…
pour la variété des paysages passant des rizières, bananeraies et
vergers aux déserts d’altitude, ainsi que pour celle des
modes de vie et des ethnies gurungs, thakalis,
tibétaines…
Des champs en terrasses des basses vallées aux hameaux tibétains
entourés des hauts pics enneigés de la chaîne des Annapurnas
jusqu’aux portes du Mustang
Témoignage: « Accomplir le tour des Annapurnas intégral, de
Besi Sahar aux collines de Ghorepani. Patiente progression au
milieu des rizières. Le rire des enfants résonne dans les villages
Gurung et Thakali. Rudes escaliers où le souffle se fait rare . La
vallée de la Marsyangdi Khola s’élargit pour faire place aux
prairies d’altitude à l’herbe rase. L’oxygène se
fait plus rare. La montée au Thorong Pass, crainte et espérée,
s’achève dans une apothéose de drapeaux à prières. Plongée
rapide vers Muktinath et son sanctuaire. Jomosom où beaucoup
s’arrêtent. Commence la longue marche dans la profonde vallée
de la Kali Gandaki jusqu' à Tatopani. La flot tumultueux s'insinue
entre deux géants de plus de 8000 mètres : les Annapurnas et le
Dhaulagiri. Il vous faut remonter sur les collines de Ghorepani
pour bénéficier d'une vue exceptionnelle sur ces deux
massifs.
Un parcours de légende, à parcourir au moins une fois dans sa vie. »
Langue
- Officielle : le Népalais.
- Comprise par énormément de gens: l’anglais.
- Multitude de dialectes ethniques.
Religion
- Hindouisme et bouddhisme principalement.
- La société est régie par de nombreux aspects religieux qui nous
échappent souvent (crémations à Pashupatina, la Kumari déesse
vivante, moulins à prières et chortens, offrandes à Ganesh,
etc.)
Société
Multitude ethnique (Newars, Gurungs, Tamangs, Sherpas, etc.) Structure sociale différente suivant la religion (système de castes encore actif chez les hindouistes). De nombreuses fêtes (religieuses, historiques, légendaires, saisonnières) rythment la vie des népalais.
Renseignements divers
- Capitale du pays : KATHMANDU
- Régime : monarchie parlementaire de type britannique
- Monnaie : la roupie népalaise
- Population : + de 20 millions d’habitants
- Superficie : 141000 km²
- Décalage horaire : Paris + 4 h 45 en hiver, Paris + 3 h 45 en
été.
Une pharmacie
individuelle
— Un antalgique.
— Un anti-inflammatoire (comprimés et gel).
— Un antibiotique à large spectre.
— Un antispasmodique, un antidiarrhéique, un antiseptique
intestinal, un antivomitif.
— Des pansements et double peau, des compresses, de la bande
adhésive, du Steristrip, du tulle gras.
— Un antiseptique.
— De la crème solaire et de la Biafine.
— Des pastilles pour purifier l’eau.
— En complément : collyre, répulsif contre les moustiques,
pince à épiler, somnifère léger et/ou boules Quies,
Equipement de base
— Des sous-vêtements thermiques type Carline (séchage
rapide).
— Des micropolaires.
— Une veste chaude en polaire type Polartec ou Windstopper
(excellent rapport
poids/isolation).
— Une veste imperméable et respirante type
Goretex.
-- Un anorak
— Une cape de pluie.
— Des pantalons de montagne.
— De bonnes chaussettes.
— Un bonnet ou une cagoule type Windstopper.
— Un chapeau, un buff MTC (merci Lolo) et une casquette.
— De très bonnes lunettes de ski avec protections
latérales.
— Une sérieuse paire de gants + gants en soie.
— Camel back, poche à eau, pipette).
Chaussures et matériel
technique
— Des chaussures de trail
— Une lampe frontale
— Des bâtons de marche télescopiques.
-- APN, Reflex numérique, Caméra Vidéo
Tri-CCD, cartes mémoires,
cassettes miniDV
-- Chargeur solaire avec adaptateurs pour
APN et caméra
-- Chaussures de rando (conseillées
fortement)
Couchage
— Un sac de couchage (température de confort -
10°c), sac à viande,
chaufferettes.
Bagages
— Un sac à dos d'une contenance de 50 litres
-- Un sac polochons 60 litres étanche (pour porteur en
principe)
-- Un petit sac en toile ou un mini sac à dos, pour
les balades d'une journée : quel bonheur pour les épaules de
laisser le gros sac à dos à la guesthouse pour déambuler !
— Des vêtements de rechange.
— Une paire de lacets de rechange.
— Un maillot de bain
— Des vêtements légers pour la vallée de
Katmandou.
— Une trousse de toilette et une serviette en microfibre
— Du papier toilette.
— Un couteau de poche (en soute !).
— Quelques sachets plastiques pour protéger les
affaires.
— Une aiguille et du fil.
— Une pochette antivol, à garder toujours sur soi, avec
papiers d'identité, argent, attestations d'assurances.
08 février 2010
2- DANS UN MOIS, C'EST POUR BIENTÔT
Nous sommes 4 à partir pour tutoyer (de loin quand même) les plus grands sommets de la planète.
Première
réunion "au sommet" pour affiner les derniers détails de la
préparation. Parcours, planning, matériel, vêtements, contacts à
Katmandou ...
Tout d'abord, les présentations:
Michel
Daniel
Jo
...... et votre serviteur pfx.
Daniel a eu l'occasion ce dernier WE dans les Alpes, de rencontrer un sherpa qui dirige une agence de trekking à Katmandou. Bonne aubaine.
Bien conseillé, nous avons choisi de nous entourer d'un guide sherpa parlant anglais et de deux porteurs pour nous 4. Ils feront tout le périple de Kat à Kat.
Intérêt: Sac à dos perso pas mal allégé, bien introduit auprès de Népalais aux abords des lodges, variantes sur le parcours pour découvrir des particularités intéressantes qui nous auraient échappées. Un sécurité surtout pour l'esprit et bien sur pour le passage du col du Thorong à 5416 m qui peut poser problème suivant la météo du moment.
A mon avis, cela débute bien. Un minimum d'organisation, une équipe déjà éprouvée; Avec Michel et Daniel on vadrouille depuis plus de 20 ans dans le milieu de la course à pieds et de la rando en montagne. Jo est le petit nouveau. A préciser qu'il voyage beaucoup et qu'il a déjà fait le tour des Anapurnas par deux fois et que c'est également un sportif. La routine.
On va s'éclater !!
10 février 2010
3- GUIDE ET PORTEURS
Quelques précisions sur l'agence de Katmandou qui va nous fournir le guide et les 2 porteurs.
Le circuit autour des Annapurnas est désormais un classique du trek. Il est décrit ici par ceux qui vont nous accompagner.
This
"classic" journey around the massif of the Annapurna Himal
starts with a drive to Beshishahar - in the lowland paddy fields steadily gaining
altitude leading up the Marsyangdi River Valley passing through oak and
pine forests and eventually emerging into high desert country at Manang
(3597 m.) through the villages of Chamje, Bagarchap, Pisang to cross
the Thorung La Pass (5416 m). The descent is equally amazing and
varied.
The trail then switches over to the Kali Gandaki River valley
and descends through the villages of Muktinath, Jomsom and Ghorepani to
terminate in Pokhara giving you enough time to observe the people and
their customs. Lowland, farming communities of Brahmin and Chettri
people of Aryan stock give way, slowly, to the highland trading
communities of Magar, Gurung and Bhotia people of Mongoloid stock. As
the people change, so does the dominant religion. Close up views of the
Annapurna range, varied ecosystems, diverse cultures and an
ever-changing landscape - lush, green paddy fields and oak forests,
arid deserts and the deepest gorge in the world make this one of the
most popular treks in the world
NEWS:
Anne me communique pour le lundi 15 février, la Soirée film de voyage à Marseille au lieu dit ' La bOate ".
Un film de Denis Poulet sur les Saisons himalayennes, du Karakorum au Bhoutan, pour une découverte des ethnies, des coutumes et des trois religions qui rythment ces régions : islam, hindouisme et bouddhisme. Puis un second film : de Darjeeling à l’arête frontalière de Singalila entre le Népal et le Sikkim, à la découverte de cette région méconnue.
Denis a également recueilli, au cours de ses voyages, près de 400 objets, rassemblés pour un expo à Genève qui a donné lieu à un film. Denis pourra nous raconter son passé de collectionneur de "terrain" à cette occasion.
Et pour en profiter, c'est d'accès libre, mais il faut réserver...
Et bien c'est fait. On y sera !
13 février 2010
4- LE SENTIER DE HUASHAN
Pour patienter avant d'avoir les images de la "super rando" et pour minimiser la difficulté du parcours touristique qui nous attend, quelques images venant de Chine.

Objectif: Huashan, une des cinq montagnes sacrées
située à 120 km de la ville de Xi'an dans la province de
Shaanxi en Chine.
Ça rend modeste, non ?
26 février 2010
5- TROP BETE
Je viens de supprimer par erreur le dernier article sur la projection des 2 films. Ceci est malheureusement irrémédiable.
Toutes mes excuses, particulièrement pour ceux qui avaient laissé un commentaire.
A bientôt. Pierre.
PS: Pour me rattraper, je peux quand même après coup rajouter quelques photos de la soirée. (pfx le 17.04.2010)
Anne, globe trotter dont je suis fan,
était présente ce soir là.
Son blog ----> passionnant !!!

09 mars 2010
6- POUR DE BON MAINTENANT
Gare ST Charles. (voir l'album photos n° 06)
Les conditions météo perturbent le trafic. Encore du stress.
L'avion va nous attendre si on arrive en retard ??
Vivement le Népal et ses habitants qui savent prendre leur temps. Un autre monde qu'il me tarde d'apprécier.
Nous sommes aux portes de l'aventure. :0)
A bientôt ici même les amis pour la suite....
PS: posté en direct du train avec mon téléphone préféré.
Suite ... depuis Paris.
14h. Salle d'embarquement.
Nous passons le contrôle scanner rayon X.
Au tour de Daniel:
" - Vous avez un accordéon dans votre sac a dos ?
- Mais pas du tout, réponds Daniel interloqué
- Sortez moi tout, dit la préposée, flairant du louche.
Daniel fait profil bas, ne comprends rien, et doit déballer tout son sac :o(
En fait la policière, certainement fatiguée ..., se trompait de nom.
..... c'est l'image scanner de l'harmonica de Daniel qui l'intriguait.
La pièce à conviction est montrée.
OUF, sauvé, pas encore de mise en garde à vue.
........ suite des aventures très bientôt.
pfx in live.
11 mars 2010
7- PREMIER CONTACT AVEC KATHMANDOU
Katmandou (voir l'album photos n° 07)
Départ demain matin aux aurores pour le grand tour des Annapurnas.
Nous venons de passer presque deux jours dans cette ville fabuleuse.

Beaucoup d'émotions notamment en assistant aux crémations en plein air et en côtoyant ce peuple si calme
et accueillant (je ferai un petit reportage à mon retour à Katmandou en fin de trek). Je pensais que Bombay était au summum des villes grouillantes et polluées que je connaissais, et bien c'est presque la campagne à coté de Katmandou !

Déjà un bon nombre de photos et de vidéo qui pourront illustrer le futur récit de ces deux jours.
Le hic, c'est qu'il m'a fallu choisir entre continuer le bain dans cet univers dont j'ai toujours rêvé ou bien
rester à l'hôtel pour chatouiller le clavier internet.
Devinez mon choix !
Reste la nuit ( minuit est passé) donc je ferai court et donne RDV à la prochaine étape.
Namasté et bisous .
Pierre.
28 mars 2010
8- VOYAGE KATMANDOU BESI SAHAR
VENDREDI 12 Katmandou, Besi Sahar (voir l'album photos n° 08)
Départ avec 2 taxis direction la gare des bus.
Nous 4 plus notre guide et 2 porteurs.
Bus pour 9 h
A l'arrivée on constate que notre bus est sur le cric: purge des freins en urgence ----> inquiétude
Circulation intense, klakson permanent (personnalisé)
Multiples quartiers animés dès le matin avec de nombreux marchés. On sent une ville où chacun a une activité pour pouvoir survivre. Les échoppes des banlieues sont quasiment identiques à celles de Niamey ou de Bombay, aussi misérables mais actives et utiles.

Les camions souvent de marque TATA (indienne) sont magnifiquement décorés.
Sacs plastiques polluant l'environnement. Des décharges sauvages d'ordures. Beaucoup de pollution atmosphérique, on distingue à peine les montagnes qui entourent la vallée. On est loin de l'air pur décrit par les aventuriers du début de 20ème siècle qui fréquentaient Katmandou. Mêmes récits des soixant'huitards baba cools dont j'ai bien failli faire partie à l'époque.

Notre bus est conduit de main de maître par un jeune chauffeur et secondé par deux autres garçons. Leur rôle est de repérer les clients potentiels en se penchant à l'extérieur par la porte ouverte. Ici tu n'arrête pas le car, c'est le car qui s'arrête pour te proposer de monter. Le tout ponctué de coups de klakson. Comme en Inde des marchands ambulants montent à bord pour des journaux, boissons, gâteaux ..

La conduite sur les routes devenues sinueuses et souvent en mauvais état est assez effrayante. Il n'y a que des camions et des cars et chacun reste au milieu de la route, face à face et c'est au dernier moment qu'ils s'écartent. Et pour doubler ... sans visibilité dans les virages !!!! Très impressionnant.

C'est un voyage extraordinaire, une vrai aventure avec du risque, des sensations, de superbes images d'enfants qui vendent des fleurs sur le bas coté, des cultures en terrasses qui attendent l'eau de la mousson pour faire pousser leur riz.

Il n'y a presque aucun touriste, juste 2 Vttistes européens croisés dans un village. Arrivée après 7h de route. OUF.
Les écoliers en uniforme bleu marchent sur la route entre les villages au risque de faire renverser et sans tenir compte des incessants coups de K
Une trentaine de kms avant BESI SAHAR, le car charge et décharge les paquets stockés sur la galerie et fait monter à l'intérieur près d'une cinquantaine de paysans supplémentaires venus échanger leurs produits au marché.
Le car est largement en surcharge, plus un coin d'espace libre, nos sacs sur les genoux, les jambes repliées cela pendant 3h durant.
De plus la route monte. En première et au ralenti dans les virages car on penche dangereusement.
Changement de programme, il est décidé de coucher à BESI SAHAR, il est trop tard. Plus question de faire les 3h prévues de rando pour l'étape suivante.
Heureusement car l'orage éclate et l'eau dévale de partout.
Ce soir repos, on fera un peu plus de chemin demain.
9- BESI SAHAR . JAGAT
Samedi 13: BESI SAHAR - JAGAT (voir l'album photos n° 09)
Départ 7h du matin après une nuit inconfortable sur un lit se résumant à une planche en bois.
Le décor est, on va dire, cra cra, largement parfumés par les odeurs du WC à la Turc mitoyen qui déborde d'enthousiasme :o(
Nous avons été bercés toute la nuit par des moustiques affectueux.
Le petit déj n'est pas très copieux. Je n'ai pas l'habitude de trop critiquer mais il n'y a même pas de pain ni de beurre. Bread se traduit par un minuscule carré de pain de mie réchauffé. Ça ne cale pas trop. Il n'y a pas dans cette guest house non plus de lait.
Bon, c'est bien sympa quand même mais ce sera mieux plus haut j'espère.
Ila, notre guide, prends les permis de trekking, droits d'entrée et le vrai tour commence.


Je prends déjà du retard car les sujets de photos sont carrément magnifiques et je ne sais pas résister à un sourire d'enfant ou un visage buriné.

On suit une piste et nombreuses sont les maisons groupées en petit hameau.

Toutes les portes sont grandes ouvertes, les gens cuisinent, se lavent dehors.

Beaucoup font office d'épicerie. Pas besoin de se charger de boisson car tout est en vente.
Les prix démarrent bas et plus on va monter les prix feront de même.

La vie semble si paisible et en harmonie avec la nature que l'on peut se demander comment on peut rester dans une grande ville avec sa pollution et sa difficulté à s'y faire une place décente.


Deux heures après c'est Bulbule, légèrement plus grand et qui vit de la manne des trekkeurs qui foisonnent en pleine saison. Pour l'instant nous sommes les rares européens à trainer nos guêtres dans le secteur.

Chaque maison est un "hôtel" , bien souvent bien propret et décoré superbement. Autre chose que le gîte de Besi Sahar que l'on vient de quitter.

Encore un point de plus pour éviter de coucher dans les villes.
Un peu plus loin, à Nadi bazar, un four solaire qui fait bouillir la marmite. Ecolos, idée à exploiter.

Un très bel endroit ce Nadi Bazar avec des espaces verts entourant la rivière, de belles fleurs rouges, des gens accueillants au possible. Vraiment à conseiller pour faire une halte du soir.

Pont suspendus avec 100m de vide dessous! Toujours pas le moindre vertige !

Bahundada, halte déjeuner. Beaucoup d'enfants et de jeunes gens.

On prend notre temps donc je m'éclate un maximum à dialoguer avec et les liens se resserrent très vite. Un petit sur les genoux, une autre qui tripote ma montre,

un bébé qui n'arrête pas de me mettre et enlever les lunettes de soleil. Exactement comme ma petite fille au même âge. Et oui !

En repartant le chemin empierré descend fortement. Une petite fille de 3 ans portant un chargement dans le dos, tenu par un bandeau sur le front, dévale le chemin à coté de nous.

Elle est chaussée de crocs. Je pense à nouveau à mon petit bijou qui a un an de plus. Je la verrai mal dans le même contexte.

Les arbres en fleurs, Ila me dit le nom en Népalais " crossou" à peu près. Il ne connait pas le nom en anglais.


9h après nous voilà à JAGAT où nous prenons possession de nos chambres. Bon confort, ici il y a un vrai matelas mousse. On va bien dormir. La douche et vite. Mince un filet d'eau froide du torrent dans les WC. Ouais ! ….On fera juste le nécessaire.

En face, O miracle, je vois cyber café. Le paradis. Je m'y précipite avec ma clé USB sur laquelle j'ai copié mon texte de hier au milieu des mosquitos. Pas de problème. Ici on te dit toujours oui.
Elle sort une boite en bois bricolée avec un gros téléphone clavier.
Elle sort, tapote et s'en va. Cinq minutes après elle m’annonce, « pas possible, pas de connexion. » Raté, les amis auront des nouvelles en bloc plus tard.
Spécialités Népalaises pour le repas. Ambiance familiale. Cadre très agréable. Un peu froid.
Vite au lit sous la couette. Demain petit déjeuner à 7 h.
10- JAGAT . DHARAPANI . CHAME
Dimanche 14 et 15: Jagat - Dharapani - Chame (voir l'album photos n° 10)
Bien dormi. Quelques problèmes d'estomac à cause de la cuisine épicée.
On traverse maintes fois la rivière Marsyangdi kola sur des ponts suspendus à des câbles. Solides, aucun problème. Seuls certains animaux, notamment les vaches refusent de passer.

Leurs accompagnateurs sont obligés de les traîner ce qui leur râpe un peu la couane.

On a même vu une vache qui refusait de monter de la berge vers le pont et se jeter dans les eaux pour finir très certainement par se noyer à cause du courant très violent.

Beaucoup de travaux pour édifier une piste qui servira à joindre les petits villages pour faciliter les ravitaillements. Les travaux sont gigantesques, ils taillent la montagne dans les parois abruptes comme à coups de serpe. On aurait chez nous fait des tunnels.
Les blocs de pierres qui se sont détachés de la montagne sont ici gigantesques. Des hauteurs d’immeubles. Des milliers de tonnes. De vraies montagnes à eux seuls.

L'électrification est en cours et c'est bien souvent à dos d'homme que les poteaux sont acheminés. Ils sont en plusieurs tronçons et montés sur place. Enfoncé au fond d'un trou et calé par des pierres. Pas de ciment. Les fils ensuite vont participer, semble t'il, au maintien des poteaux. Un travail dans ces montagnes qui semble, par la difficulté et l'énergie à fournir, venir du fin fond des âges.


Nos porteurs qui parfois font un peu route avec nous ont beaucoup de mérite car les chemins sont très accidentés, avec beaucoup de pente et avec 35 à 40 Kg sur le dos et tenus par le front.
Je suis surpris par leur aspect physique. Ils ne sont pas des bodybuilders et ressemblent plutôt à des étudiants.

Ici on croise tout le temps des népalais qui transitent entre les villages. Le traditionnel bonjour qui est de rigueur dans nos montagnes ne semble pas dans leur culture. Par contre si on lance un namasté ils répondent très gentiment avec le sourire. Sinon chacun est dans ses idées et on se croise sans saluer.
Un début de voyage fabuleux, grandiose, unique, plein d'émotions.
Bon, voilà que l'orage gronde et éclate. Il se met à pleuvoir à verse. On a même droit aux grêlons. Vite aux abris dans un petit commerce pour s'équiper de nos ponchos.

Détail: notre guide Ila, a, lui, un parapluie.

Café, thé, bavardages. Les caravanes d'ânes et de vaches continuent inlassablement à circuler. Les népalais passent en chantant. Ce peuple chante beaucoup. Les écoliers qui font les mêmes trajets, les villageois, les femmes chargées ....
On m'annonce qu'à 5200m à un camp de base il y aurait 50cm de neige. Ça promet pour le col à 5416m !!! Espérons que cela va fondre.

En passant près d'un chantier de construction d'une belle maison, on a vu des ouvriers scier les troncs d'arbres, tailler des planches puis les raboter, casser des rochers au marteau pour faire du gravier, tailler les pierres. Tout cela avec un fini de toute beauté. Du grand art à l'ancienne.

Halte du soir à CHAME. 2600m déjà.


Il fait froid maintenant. J'achète une nouvelle doudoune de marque North Face avec triple couche de goretex garantis avec les étiquettes officielles pour l’équivalent de 20 euros. Miracle ou contrefaçon ?? En tout cas elle tient chaud.
Repas du soir vers 6h30. La carte est identique dans tous les lodges. C'est bon et je choisis riz ou patates ou nouilles, surtout sans épices sinon je suis "ulcéré" ;o)

Et à 8h, in the duvet bien au chaud, bien avant les poules !
11- CHAME PISANG
Mardi 16: Chame Pisang (voir l'album photos n° 11)
Départ avec le froid du petit matin mais un très beau soleil. Le parcours est de toute beauté avec la vue sur les Annapurnas II et IV , des 8000 qui semblent juste à coté. D'un blanc immaculé ils dominent le monde majestueusement.

Moulins à prières avec les roches gravées. Sentiers encaissés dans des falaises de milliers de mètres. On se sent minuscule.


Peu de caravane d'ânes et de marcheurs contrairement à plus bas. Aucun écolier non plus. Plus on monte moins il y a d'habitants et la vie semble identique à celle des derniers millénaires . Beaucoup de charme et cela impose le respect. On est à 3300 m quand même.


Pisang se divise en deux hameaux. Le lower où l'on va se poser et diner, et le upper à 150 m au dessus.

Un temple Bouddhiste très beau trône au dessus de la vallée à 3400m. Un moine nous y accueille. La décoration est très belle. Un endroit où l'on se sent bien. J'y perçois de bonnes ondes.

Dehors il commence à neiger et la température descend très vite.

Il est 16h et on prend possession de notre chambre au lodge Maya Hôtel.


Repas , toujours avec les mêmes choix, mais très varié et surtout bon. Plus on progresse moins les plats sont épicés, influence du Tibet dont la frontière est très proche. Les prix par contre augmentent proportionnellement avec l’altitude. C'est bien sur plus difficile et couteux d'acheminer les provisions en altitude . Notre petit groupe va se régaler de légumes, patates, spaghettis, soupes, poulet, œufs. Nous sommes enchantés de ce début de trek. On ne pouvait pas espérer mieux.
12- PISANG . MANANG
06 mercredi 17 Pisang Manang (voir l'album photos n° 12)
J'ai ramassé le linge que j'ai lavé hier soir et étendu dehors, il est gelé, tout raide. Il fait très froid. Aussi on s'habille en conséquence.
On quitte la piste pour faire un sentier (upper road) sur la rive gauche qui va nous faire monter à 3800m de façon à profiter de la vue panoramique sur les Annapurnas qui nous est promise.

La montée est physique. Un long stupa avec quantité de pierres gravées de prières.



Le village en vue (gyaru) , tout en haut, perché face aux grands sommets avec son temple à l'entrée. Les habitants sont de rudes personnes pour vivre dans cet endroit isolé à 3700, en pleine pente. Ils cultivent quelques terres empruntées à la montagne en ramassant tous les cailloux pour confectionner des terrasses. Quel courage, surtout en hiver. Toujours un bon accueil et quelques bricoles à vendre.


On longe les Annapurnas 2 et 4 plus quelques 7500 .

Le sentier est en balcon entre 3700 et 3800 m. C'est fantastique de beauté, de grandeur, de blancheur. On ne se lasse pas d'admirer cette nature exceptionnelle de gigantisme.


Une cabane surgie d'on ne sait où propose boissons et pains fabriques sur place. Effectivement il y a un four dans ce minuscule abri et quelques gâteaux, très bons, sont à acheter (150 roupies).

Quel plaisir avec un tel décors en face.

Ça vaut vraiment le voyage !

Village suivant (Mungji), même altitude, halte repas. Du vent, pas chaud.


Le travail du guide consiste aussi à venir prendre la commande, il participe à l'élaboration du repas (il a été cuisinier avant). Il vient servir et voir si tout va bien, puis va manger dans la cuisine. Les autres guides font de même. Dans la hiérarchie il y a les porteurs, puis les cuisiniers (pour les groupes), puis sherpas qui coordonne l'ensemble (groupe), puis les guides qui parlent anglais et sont capables de répondre aux questions culturelles. Nous avons un sherpa qui fait office de guide.
Arrivée à Manang ..
... où, comme Michel nous l'avait annoncé, ils y a de superbes pâtisseries. On va se régaler. Je ne comprends pas pourquoi il n'y en a pas à Katmandou et sa vallée où l'on a trouvé jusqu'à présent que du pain de mie. Ici les boulangeries foisonnent. Surement la proximité du Tibet. D'ailleurs les gens sont plus typés ici.

13- MANANG
Jeudi 18: Manang (voir l'album photos n° 13)
Michel, au réveil, nous propose une rando au dessus du village pour admirer l'imposant glacier voisin (Gangapurna) et dominer la vallée du Marsyangdi.
Aucun succés. Daniel, Jo et moi même décidons de buller et improviser chacun pour soi.

Ce sera: ballade dans les boutiques, écriture des cartes postales, derniers achats avant le passage du col.
Admirer le panorama, lézarder au soleil car il fait très beau.

Tiens, un cyber café. Je tente le relevé de mes mails. Avant d'avoir obtenu la page souhaitée il se passe pas moins de 15 mn. Tarif 20 roupie la minute ce qui correspond au prix de l'heure à Kathmandou. Stop, la réserve de roupies pour boucler le tour serait en danger. Et que dire si je voulais faire passer les articles avec photos sur mon blog. Je n'ai même pas pu lire mon courrier. On verra plus tard.
Je me venge dans une épicerie en m'achetant une belle tranche de fromage de yak. Délicieux. Un mélange de Comté et d’Emmental.
Revenu au lodge, les porteurs et le guide joue au jeu national qui signifie Tigre-Mouton.

Un joueur a 4 Tigres et l'autre 20 moutons. Tous sont placés dans un carré quadrillé de 25 intersections. Les moutons doivent encercler un tigre pour l'immobiliser et le tigre doit capturer un mouton comme au jeu de dames. Stratégie, réflexion.
Un bon moment passé tous ensembles.

14 - MANANG . LEDAR
Vendredi 19: Manang - Ledar (voir l'album photos n° 14)
Objectif 4210m. Monter doucement pour que l'organisme s'adapte et éviter ainsi le MAM (mal aigu des montagnes) qui peut devenir gravissime à cause d'embolie pulmonaire.

C'est donc prudemment que l'on quitte Manang pour attaquer les 750 m supplémentaires.
La pente est rude, il faut faire de petits pas, beaucoup ventiler car la quantité d'oxygène par litre d'air est bien moins grande. Il faut boire beaucoup.

Le soleil est généreux, la température clémente bien que tout écoulement d'eau sur le sentier est gelé.
Décor toujours aussi féérique entouré de 6000, 7500.


La rivière n'est plus la même, Kone Khola qui est un affluent de la Marsyangdi.
Des yaks broutent sur la pente à 80 % de l'autre coté de la vallée.

Quelques arbres tourmentés subsistent malgré l'altitude. C'est parce que l'on est à une latitude voisine d'un tropique.
Le long du chemin on trouve encore des constructions où il y a toujours quelque chose à vendre.
Elles sont tenues par une ou deux personnes qui vivotent du passage des trekkeurs.

Des lodges proposent le gite, pas de souci pour trouver un endroit pour dormir et manger. La plupart biens agréables et propres avec point de vue imprenable. Faut bien choisir.
Passage à 4000m. Photo souvenir des 4 mousquetaires.

Pour moi je bat mon record, (l'ancien est à 3200 seulement !). Et c'est pas fini. Je me sens bien en altitude, presque euphorique. Faudrait pas bien sur s'amuser à courir. Au bout de 200m, plus de souffle, plus de jambes et on risque de contacter le MAM à la longue.
Demain, dernière étape avant le passage du col.
15- LEDAR .THORUNG PHEDI
Sam 20: Ledar - Thorung Phedi (voir l'album photos n° 15)
Etape ultra courte. Le but est d'engranger le maximum de globules rouges. Ca va déborder je pense ... car on va arriver à 4540m, au camp de base de Thorung Phedi. Froid à l'ombre, chaud au soleil. Un max d’UV.

Sur le chemin un troupeau de yaks. Superbes bêtes aux longs poils. On passe un peu à l'écart vu les cornes pointues et le regard pas engageant. On ne croise que quelques rares Népalais.
Il n'y a plus de villages, plus d'écoles.

On se retrouve entre trekkers et en fait aux mêmes endroits. On sympathise bien que la barrière de la langue, essentiellement anglais, limite un peu les discussions.
Le camp de base est bien placé, juste au début de la rude montée jusqu’au 5416m convoité.
Au fait, le prix du litre d’eau est multiplié par 20 et le litre d’eau non potable vaut 3 fois celui de la bouteille à Katmandou. Pour info, je découvre que l’eau non potable vendue vient d’un tuyau qui se trouve à 50m du refuge. Ne seraient pas un peu profiteurs ??

Bon, encore une rasade de bons globules et demain le grand jour.
16- THORUNG PHEDI . MUKTINATH
DIM 21: Thorung phedi - Muktinath (voir l'album photos n° 16)
Le grand jour. Lever 3h , départ 4h. Objectif 5416m au col de Thorung.
Grand froid, pente extrême, manque d'oxygène, montée à la frontale.
Une débauche d'énergie.

Michel depuis hier est sujet au MAM (mal aigu des montagnes). Mal à la tête, incapable de manger, vertiges, envie uniquement de dormir, aucune force. Ce matin, la décision est prise, il ne pourra pas monter avec nous. Heureusement il ya la possibilité de louer un cheval et un accompagnateur. Il partira une heure après nous et nous serons synchrone la haut.
A cette altitude ce ne sont plus des ânes ou des mulets mais des petits chevaux qui font penser à ceux des Mongols.
Le départ est si tôt car l'idéal est de passer le col au lever du jour. Plus tard, le vent quotidien très violent rend la progression encore plus pénible.
Neige à partir de 5000. Pas en grosse quantité, nous avons de la chance.

8h, photo souvenir au Thorung Pass. C'est le bonheur.

Point de vue sur la chaine de l'Himalaya. Il y a une petite cabane avec un Népalais qui propose thé, café et biscuits. Etonnant. Aujourd'hui il fait très beau, on imagine l'enfer qu'il doit subir par mauvais temps.
La descente est interminable (1750m de dénivelé). Que de la caillasse avec des passages enneigés parfois dangereux car en balcons avec beaucoup de vide à coté.

La récompense est l'apparition du Daulaghiri (8167m) majestueux. Arrivée à Muktinath, lieu de pèlerinage hindouiste et bouddhiste.

Un peu déçu à cause du très grand nombre de vendeurs de bibelots qui nous attendent et surtout, curieusement, de motos faisant des allers venues sur la piste poussiéreuse en klaxonnantnant. Un retour à une civilisation plus actuelle que l'on avait déjà oubliée. Cela provient que ces villages sont reliés par une piste carrossable sur ce coté ouest du Népal.

Nous savons déjà que nous n'aurons pas la qualité d'authenticité que nous avons connu coté est.
17- MUKTINATH . MARPHA
lundi 22: Muktinath - Marpha (voir album photos 17)
Une longue étape en descente. Surprise en découvrant le très beau panorama. Totalement différent des précédents. Totalement aride, ouvrant sur le plateau tibétain au nord et de hautes montagnes enneigées au sud: le Nilgiri et surtout le formidable Dhaulagiri.

En descendant vers Jomosom nous passons les anciennes places fortes de Jarkhot et Kagbeni qui possèdent des gompas et des statues animistes.

Beaucoup de pèlerins indiens qui remontent à pied vers Muktinath.

Le fond de la vallée, large et pierreux est un vrai désert montagneux, sans végétation, faisant penser au Colorado ou au désert syrien.

Notre progression est difficile sur un chemin poussiéreux et rocailleux avec une procession ininterrompue de 4x4 et de bus soulevant des nuages de poussière.

Le vent est immanquablement très violent, environ 70 à 80 km/h et de face. On était averti dans tous les guides.


Jomoson est un centre administratif. Une longue rue commerçante sillonnée de bus, de motos, de Jeeps . On y trouve, banque, hopital, aéroport pour rejoindre Pokhara et ensuite Katmandou. De nombreux voyageurs terminent ici leur trek.


Nous continuons vers Marpha toujours très péniblement face au vent et un peu protégé de la poussière par nos masques achetés à Kathmandou.
Je suis très étonné de constater qu'ici les népalais ne mettent pas de masque pour se protéger alors que coté Manang où il n'y avait aucune poussière ni pollution beaucoup passaient la journée avec. Comprends pas.


Arrivée à Marpha, très beau village traditionnel aux maisons en pierres blanchies à la chaux de Marpha (2680m).

Beaucoup de pommiers et une production de cidre que nous allons goûter.
Le gîte qui nous accueille est le plus agréable depuis le début de l'aventure.

Un village à recommander pour faire une halte, idéal pour flâner en fin de journée.
18- MARPHA . KALOPANI
Mardi 23: Marpha - Kalopani (voir album photos 18)
Impressionnés par l'harmonie qui se dégage de ce magnifique village, nous décidons de commencer la journée par une visite approfondie de Marpha. Les maisons aux murs blanchis et aux toits terrasses couverts d'une grosse épaisseur de bois et les intérieurs traditionnels soignés et astiqués à souhait rendent particulièrement accueillant cet endroit.

Un temple très haut perché domine l'ensemble du village.


Par chance deux enfants se trouvent devant l'entrée et psalmodient des prières à très haute voix. Je fais une vidéo qui sera un grand souvenir car nous sommes scotchés devant cette scène inattendue.

Dans la falaise une maison sur pilotis défie les lois de l'équilibre et ne semble pas conforme à nos règles de sécurité.

On continue notre route après avoir acheté 2 bouteilles de ce cidre local qui fait la réputation du village.


Nous suivons la rivière Kali Gandaki en passant par la nouvelle piste très poussiéreuse. Toujours les cars et les camions à vive allure et soulevant un épais nuage au passage. Pauvres trekkeurs suffocants sous leurs masques. Il faut vite changer de chemin. C'est le long de la rivière couverte de galets que nous progressons à présent.

On nous a indiqué que de nombreux fossiles pouvaient s'y trouver, aussi nous scrutons chaque caillou de couleur noire caractéristique. Michel devient le champion toute catégorie avec plusieurs spécimens. On a bien la preuve qu'une étendue d'eau était autrefois à la place de ces grands sommets.
Halte à midi, une petite collation et débouchage de notre cidre.

Là, surprise, le cidre tant espéré se trouve être un alcool de pomme genre calvados ma foi très bon mais imbuvable en quantité. Déçu quand même. Aucun bouchon pour le refermer hermétiquement. Daniel veut bien nous confectionner un bouchon à partir d'une branche d'arbre.

Malgré son légendaire talent, l'étanchéité restera disons imparfaite.

Nous décidons de l'abandonner (la bouteille !!) plutôt que de risquer de la renverser catastrophiquement dans notre sac à dos ou de risquer un taux d'alcoolémie répréhensible pas la loi..
19- KALOPANI . TATOPANI
Merc 24: Kalopani - Tatopani (voir album photos 19)
Tatopani, très joli village en bordure du Kali Gandaki précédé de belles chutes dévalant d'imposantes montagnes.
Nous sommes descendus à 1300 m et la température s'en ressent. Mauvais choix de vêtements (une micropolaire) rien de prévu d'autre dans le sac à dos. Le vent glacial des sommets précédents est vite oublié. Le soleil brule.

Nous sommes passés de la zone alpine à la zone subtropicale. Cultures et villages changent d'aspect à tout moment.





Cette partie de la vallée Gandaki est considérée comme la plus profonde au monde. Sur les 38 km qui séparent l'Annapurna 1 (8091) à l'est et le Dhaulagiri 1 (8167), le fond de la vallée présente une dénivellation de 4000 m.
On aperçoit toujours le Nilgiri 6940 m dans toute sa splendeur.


Tatopani est réputé pour ses sources d'eau chaudes. Mais, un peu éreintés, c'est la douche du lodge qui fera l'affaire. Lavage du linge, déballage des sacs, un peu de repos on the matelas, voilà le programme de cette fin d'après midi.
Beaucoup de piste aujourd'hui sur la rive droite, alors que des sentiers bien plus agréables semblent possibles sur la rive gauche (confirmé sur le guide lonely planet).
Serait ce notre guide qui aurait fait le mauvais choix ? :o(
Bonne santé et bon moral pour nous quatre. Nous vivons de grands moments.

20- TATOPANI . GHOREPANI
Jeudi 25: Tatopani - Ghorepani (voir album photos 20)
FEERIQUE !!!!!
Journée de montée sérieuse. Objectif 2870m. Petit déjeuner copieux et dès 7h30 , et vogue la galère.

Début sur la piste, avec les cars nous recouvrant de poussière, puis quelques ponts suspendus dont un d'un grand âge en bois et perclu de rhumatismes. Même pas inquiet avec l'habitude.
Fini la piste et un paysage de plus en plus vert avec d'innombrables cultures en terrasses.


Un monde de paysans que l'on sent authentique. Nous sommes dans le Népal profond.

Au fil du trajet, comme dans le reste du parcours, des lodges, des lodges, des lodges. Ce qui ne change pas la vie rustique mais ajoute un plus à leurs revenus. L'accueil est toujours sympathique et les prix ont maintenant baissés. Cela dit le coût moyen d'une journée tout compris, repas et chambre est maximum de 10 € sur l'ensemble du parcours.

Là, surprise attendue, des rhododendrons en fleurs nous émerveillent à chaque virage. Ce sont de véritables arbres contrairement à ceux de chez nous.


Plus on monte (et ça monte !) et plus les couleurs deviennent féériques. De véritables forêts de rhododendrons.

Incroyable de beauté généreuse. De nombreux escaliers de pierres, de belles murettes, des maisons peintes en bleu, et les micocouliers en fleurs, dominés par le Daulaghiri et l'Annapurna I, que la nature est grandiose ici.

Arrivée à Ghorepani. Ghore signifiant "cheval" et pani "eau" car autrefois il était courant de croiser en chemin des caravanes de chevaux lourdement chargés, entre autre, d'eau.

Il est 16h et le moment de reposer un peu la machine. Repas à 19h comme d'habitude et dodo à 21 h grand maximum. Une des plus belles journées du trek, pour sur.



































